Qui suis-je ?

Économiste, consultant et pédagogue, j’ai été confronté à toutes sortes de conflits dans les entreprises et les organisations au cours de ces dernières décennies. 

J’ai aussi vu que les tentatives traditionnelles de résolution de ses conflits, même empreintes de la meilleure volonté du monde, échouaient très souvent.

Car le conflit n’est pas une question de droit, d’organisation, de politique ou d’économie. De ce fait, il ne peut donc être résolu en profondeur par l’art des juristes, des managers, des représentants du personnel ou des économistes. Pour reprendre une expression connue, c’est souvent « appliquer un cautère sur une jambe de bois ».

Le conflit est une question de communication, qui nécessite ainsi un art particulier, et donc une formation particulière.

Le conflit naît lorsque la communication n’est plus possible parce que le sentiment subjectif l’emporte sur la raison.

 La médiation est un mode alternatif de résolution des conflits ; il en existe d’autres. Telle que je la pratique, elle n’a pas pour objectif d’imposer une solution, ni même d’en proposer une, de trouver un juste milieu, de convaincre l’un ou l’autre. Elle vise au contraire à aider les personnes à se détacher de leurs sentiments subjectifs par la raison, ce qui leur permet d’ouvrir leurs champs des possibles. Alors que sous l’emprise de leurs sentiments subjectifs ils ne concevaient qu’une seule solution – bien sûr incompatible avec celle de l’autre – plusieurs nouvelles solutions deviennent possibles de part et d’autre ; quelques-unes seront peut-être communes aux deux parties.

L’efficacité du processus repose fondamentalement sur la libre-détermination de chacun : la solution ne vient pas de l’extérieur, mais des personnes elles-mêmes. De ce fait, elles sont beaucoup plus enclines à l’accepter.

 

Parr Parr, un sculpteur Inuit du Dorset, dit « Quand je vois ce qu’il y a dans la pierre, alors je commence à tailler la pierre » : c’est ce que chacun peut faire et le médiateur que je suis peut les y aider.

 

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